Vidéo : l’application StopCovid (finalement) disponible sur iPhone et Android

Vidéo : l’application StopCovid (finalement) disponible sur iPhone et Android

Technologie : Cette application mobile de suivi des cas contacts de la Covid 19 a été développée sous l’impulsion du gouvernement. Sa conception et son usage soulèvent de nombreuses critiques.

Vidéo : l’application StopCovid (finalement) disponible sur iPhone et Android

Il aura fallu plusieurs semaines de débats et un développement mené au pas de charge pour que l’application gouvernementale StopCovid soit finalement proposée sur les magasins d'applications de Google (sur le Play Store à cette adresse) et Apple (sur l'App Store à cette adresse) hier à la mi-journée.

L'objectif des concepteurs de l'application est de juguler la diffusion du Covid-19 en France grâce à l’identification de contacts rapprochés avec des personnes potentiellement contagieuses.

Nous avons testé le téléchargement et l'installation de l'application sur iPhone. Les deux manipulations ne posent pas de problème, l'application une fois lancée propose divers écrans d'avertissement sur la maladie, les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale. L'accès au bluetooth de l'appareil est ensuite demandé à l'utilisateur. Enfin, l'application demande au propriétaire de l'application à être activée pour fonctionner.

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L'application StopCovid enregistre le fait que le smartphone s’est trouvé à proximité d’un autre smartphone également équipé de l’application

Dès cet instant, l'application StopCovid enregistre le fait que le smartphone sur lequel l'application est installée s’est trouvé à proximité d’un autre smartphone également équipé de l’application, à moins d’un mètre de distance, pendant au moins quinze minutes.

Si le possesseur d’un smartphone équipé de l’application est diagnostiqué positif au Covid-19, il peut le renseigner directement dans son application grâce à un code ou un QR code fourni par les équipes médicales. Dès lors, le dispositif permettra de retracer l'activité de la personne touchée par le virus, et de contacter les personnes qui ont pu être en contact avec elle. Les personnes averties ne sauront pas, cependant, qui est la personne initialement croisée lors des deux dernières semaines qui a été diagnostiquée positive au Covid-19.


A noter également des explications très claires sur l'utilisation et la conservation des données présentes dans les diverses pages proposées dans l'application. Les possibilités d'effacement des données et de désinstallation de l'application sont également très explicites.

La question de la confiance sur l'usage des données de localisation est épineuse

Ces multiples précautions tentent de répondre à la polémique sur l'utilisation de la technologie de contact tracing pour compbattre la maladie. Surtout sur un point : la conservation des données des utilisateurs est effectuée sur un serveur, et non pas sur les smartphones, comme la technologie alternative de Google et Apple le proposent.

Conséquence, l'utilisateur n'a pas véritablement la main sur les données qui sortent de son téléphone. La question de la confiance sur l'usage des données de localisation est d'autant plus épineuse que cette technologie de contact tracing pourrait être utilisée à des fins toutes autres que la question sanitaire.

Annoncé pour le 2 juin à 12h00 par Cédric O, le secrétaire d’Etat au numérique, la mise à disposition de l'application a connu plusieurs heures de retard en raison de « réglages » techniques qui restaient nécessaires avant son lancement, ont expliqué les équipes de développement. En fin d'après-midi, l'application était disponible sur les stores de Google et Apple.

Les parlementaires français avaient voté pour la mise en place de l'application le mercredi 27 mai.

L’application a été développée par plusieurs entreprises françaises (Capgemini, Dassault Systèmes, Lunabee Studio, Orange, Withings) avec des organismes publics (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, Inserm et Santé publique France), sous supervision à la fois du gouvernement et des équipes de recherche de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).

Guillaume Serries

Par Guillaume Serries |

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